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The YD

MASTER PEACE
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The YD

C’est un immeuble anonyme des années 80, perché sur une colline du 20ème arrondissement de Paris. Pourtant il recèle un trésor. Mais pour y accéder, il faut se lancer dans une sorte de jeu de pistes. Entrer par le parking souterrain et pénétrer dans l’alignement de caves sans savoir que derrière la porte anonyme de l’une d’entre elles se cache le Graal. Le studio de The YD. Ou plutôt “le laboratoire” comme aime le définir Yoshi, moitié du duo parisien. Son complice se nomme Dakou, pas totalement un inconnu puisqu’il est aussi au centre des afropunks de Tshegue. Les deux hommes se sont rencontrés il y a plus de dix ans sur une tournée à laquelle ils participaient. Yoshi est claviériste, Dakou est batteur, tous deux multi-instrumentistes. Instrumentistes réputés, ils jouent et enregistrent inlassablement derrière les artistes les plus variés. Entre deux concerts et sessions studio, le tandem commence à produire pour d’autres ou composer de la musique à l’image. Fin 2015, la France est frappée par les attentats terroristes, en hommage aux victimes, le duo réalise en une journée ce qui sera son premier titre “Hoping” et que l’on retrouve maintenant sur le EP “Earth Beat”.

Un coup d’essai en forme de coup de maître qui donne le ton au son The YD (on vous laisse deviner la signification de ce nom “initials”) De la pop généreuse, parfaitement équilibrée entre électronique et organique, empreinte d’une prenante mélancolie. Tout à fait homogène également. Yoshi et Dakou composent ensemble, au milieu du fameux “laboratoire” où s’empilent claviers et machines, ces chansons élégantes et sans œillères, résultat d’une belle complémentarité où le premier est plus à l’aise dans les harmonies, tandis que le second règne sur les beats. Même si Yoshi chante sur les titres du EP, les deux se considèrent avant tout comme des producteurs, capables à la fois d’accueillir d’autres vocalistes, ou de s’éloigner parfois de cette pop électronique ouvragée devenue leur marque de fabrique. Ils le prouvent d’ailleurs sur “Earth Beat” avec le dansant “Let You Go” aux sonorités caribéennes.

Déjà à l’aise sur la forme, nourrie par des références larges allant de Pharrell Williams à Gorillaz, Metronomy ou la folk de Asgeir, The YD rajoute aussi du fond dans ses textes qui collent parfaitement à l’univers dans lequel on vit, trop régenté par les réseaux sociaux et où il est plus que nécessaire de s’interroger sur l’avenir écologique de notre planète ou sur le besoin d’égalité entre les sexes. Les chansons d’amour ? Pas vraiment le genre de la maison. Enfin si, mais un Amour universel avec un grand A qui battrait fort dans ce cœur symbole d’un projet à l’esthétique aussi affirmée que la musique. On devrait bientôt s’en apercevoir sur scène.

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